1. Ava et l'école
Une formation arrêtée pour raisons médicales, 10 208 € réclamés pour une année jamais commencée.
Lire le casExemples
Cinq dossiers à fort enjeu, de plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers d'euros, vus sous le même angle : les voies possibles, ce que la simulation a fait apparaître dans chacune, et la voie retenue.
Un dossier réel et quatre dossiers types
Le cas 1 (Ava et son école) vient d'un dossier réel, anonymisé : les prénoms, l'école, la formation et les circonstances sont modifiés, l'issue est reprise telle qu'elle est sortie. Les cas 2 à 5 sont des dossiers types, bâtis sur les situations les plus fréquentes de leur domaine. Aucun de ces exemples ne prédit l'issue de votre dossier : une simulation éclaire les voies possibles, elle ne prédit pas un jugement.
Une formation arrêtée pour raisons médicales, 10 208 € réclamés pour une année jamais commencée.
Lire le casIndemnité, non-concurrence et actions gratuites : plusieurs dizaines de milliers d'euros en jeu.
Lire le casDeux valorisations de parts séparées de 170 000 €, un pacte d'associés à interpréter.
Lire le casEnviron 80 000 € de reprises, une réception avec réserves, un constructeur qui conteste.
Lire le casTrois héritiers, deux estimations, une soulte qui varie de plus de 60 000 €.
Lire le casLa situation. Ava suivait une formation privée en trois ans, payée année par année. À la fin de la deuxième année, son état de santé l'a obligée à arrêter, certificats médicaux à l'appui, et elle a prévenu l'école par écrit. L'école lui a répondu par courrier qu'elle restait redevable de la troisième année : 10 208 € réclamés, en plus des 2 232 € déjà versés pour cette année, et la caution restait engagée. Enjeu : plus de 10 000 €, pour une année dont aucun cours n'avait commencé.
Ce qu'elle voulait savoir. Si elle pouvait tenir face à l'école sans payer le solde, ce qu'elle risquait si elle refusait, et s'il valait mieux discuter tout de suite ou laisser l'école aller jusqu'au bout.
Ce que la partie adverse a opposé. L'école, simulée, s'est appuyée sur le contrat signé : un engagement pour la durée complète de la formation, une clause prévoyant que les frais restent dus en cas d'abandon, et l'idée que la place réservée en troisième année ne pouvait plus être attribuée. Elle a contesté que les raisons médicales suffisent à écarter le contrat et a refusé de reconnaître une force majeure.
Proposer un accord : l'école garde ce qui a été versé et renonce au solde.
Refuser le paiement par un courrier argumenté et attendre la réponse de l'école.
Demander une conciliation, gratuite, si l'école refuse toute discussion.
Ne rien payer et attendre une éventuelle action en paiement.
Ce que la simulation a fait apparaître. L'accord trouvé laissait la force majeure non tranchée : aucun des deux camps n'a eu besoin de gagner ce débat. La satisfaction estimée était de 85 à 88 sur 100 pour Ava, contre 40 à 42 pour l'école, qui évitait surtout un litige ouvert. Ava a rejoué le dossier à l'identique, puis dans une variante où elle n'apportait que sa posture, sans ses arguments juridiques : l'issue a été la même. Elle tenait donc aux faits et aux documents (le contrat, le courrier de l'école, l'année jamais commencée) plus qu'à l'habileté de la discussion. Une dernière variante, avec une école intransigeante, a montré jusqu'où l'école pouvait tenir avant de chercher à clore.
La voie retenue. Ava a choisi de transiger maintenant. Renoncer aux 2 232 € déjà versés lui coûtait peu face au risque de 10 208 €, et l'accord libérait aussi la caution.
Ce qu'elle a préparé. Un courrier à l'école reprenant les faits datés et proposant l'accord, à partir du modèle du bilan, et la liste des pièces à garder en cas de refus.
La situation. Nadia, 48 ans, directrice commerciale depuis onze ans dans une société de logiciels, ne s'entend plus avec la nouvelle direction. Elle veut partir, mais son contrat contient une clause de non-concurrence d'un an, sa prime annuelle tombe en mars et 2 000 actions gratuites doivent lui être définitivement acquises dans huit mois si elle est encore dans l'entreprise. Enjeu : plusieurs dizaines de milliers d'euros entre l'indemnité au-delà du minimum, la prime et les actions.
Ce qu'elle voulait savoir. Ce que l'entreprise pouvait accepter au-delà du minimum, si elle pouvait obtenir à la fois la levée de la non-concurrence et le maintien de ses actions, et quel point céder en premier.
Ce que la partie adverse a opposé. Le directeur général, simulé, a proposé l'indemnité minimale, en rappelant que c'était Nadia qui voulait partir. Il tenait à la clause de non-concurrence pour protéger les clients qu'elle suivait, et renvoyait les actions au règlement du plan, qui prévoit une condition de présence.
Négocier ensemble l'indemnité, la date de départ, la clause et la prime.
Rester jusqu'à l'acquisition des actions, puis négocier.
Partir seule, sans négociation.
Contester des faits de la relation de travail devant le conseil de prud'hommes.
Ce que la simulation a fait apparaître. Le directeur général cédait plus facilement sur l'argent que sur la clientèle. Le point de bascule a été de proposer une clause limitée à ses propres clients, plutôt que de demander sa levée totale. Une clause de non-concurrence doit comporter une contrepartie financière pour être valable : la simulation a montré que la maintenir coûtait aussi à l'entreprise, ce qui a rendu la discussion plus équilibrée.
La voie retenue. Nadia a choisi la rupture conventionnelle, en ouvrant sur les actions pour pouvoir y renoncer contre une indemnité plus élevée et une clause réduite.
Ce qu'elle a préparé. Un rendez-vous avec un avocat en droit du travail, bilan de la simulation en main, pour vérifier le calcul du minimum, le règlement du plan d'actions et la rédaction de la clause, puis un courriel demandant un premier entretien.
Voir la situation : rupture conventionnelle · Voir la situation : licenciement et transaction
La situation. Marc détient 40 % d'une SAS de maintenance industrielle de 25 salariés, fondée il y a neuf ans avec Olivier, qui détient les 60 % restants. Ils ne s'accordent plus sur la stratégie et Marc veut sortir. Le pacte d'associés prévoit qu'Olivier peut racheter ses parts, selon une formule de valorisation dont les termes prêtent à discussion. Olivier propose 280 000 €, Marc estime ses parts à 450 000 €, et son compte courant d'associé de 60 000 € doit aussi être remboursé.
Ce qu'il voulait savoir. Où se situait un prix défendable, ce qu'Olivier pouvait opposer à sa lecture du pacte, et ce qu'il risquait à bloquer la situation.
Ce que la partie adverse a opposé. Olivier, simulé, a retenu une lecture du pacte fondée sur les résultats de la dernière année, plus faible, et a rappelé que Marc s'était désengagé de l'opérationnel depuis six mois. Il a proposé de rembourser le compte courant sur trois ans, faute de trésorerie.
Fixer un prix entre les deux valorisations et un calendrier de paiement.
Faire fixer la valeur par un expert, si le pacte ou les statuts le prévoient.
Chercher un acquéreur extérieur pour ses parts.
Faire trancher le désaccord sur l'interprétation du pacte.
Ce que la simulation a fait apparaître. Le désaccord portait moins sur le prix total que sur le calendrier : Olivier pouvait payer davantage s'il payait plus tard. Le point de bascule a été de séparer le prix des parts du remboursement du compte courant, que Marc pouvait étaler sans perte.
La voie retenue. Marc a choisi le rachat de gré à gré, avec une garantie sur la seconde échéance, en gardant l'expertise comme voie de repli.
Ce qu'il a préparé. Un rendez-vous avec son avocat et son expert-comptable pour faire relire la formule du pacte et sécuriser le paiement différé, puis une proposition écrite à Olivier.
La situation. Sarah et Yann ont fait construire leur maison dans le cadre d'un contrat de construction de maison individuelle. À la réception, ils ont émis des réserves : fissures sur la dalle du garage, infiltrations sous une fenêtre de toit, isolation des combles incomplète. Deux artisans indépendants chiffrent les reprises à environ 80 000 €. Le constructeur reconnaît l'isolation, mais conteste le reste.
Ce qu'ils voulaient savoir. Quels désordres le constructeur pouvait sérieusement contester, s'il valait mieux négocier une reprise ou une indemnité, et quels délais surveiller.
Ce que la partie adverse a opposé. Le constructeur, simulé, a qualifié les fissures d'esthétiques, attribué les infiltrations à un défaut d'entretien et soutenu que certains points n'avaient pas été réservés à la réception. Il proposait de reprendre l'isolation et un geste commercial de 5 000 €.
Obtenir du constructeur un calendrier de reprises écrit, poste par poste.
Exiger par écrit la levée des réserves dans le cadre de la garantie de parfait achèvement.
Faire intervenir l'assureur pour les désordres qui en relèvent.
Demander au juge de désigner un expert avant tout procès.
Ce que la simulation a fait apparaître. Le constructeur cédait sur les infiltrations dès que les photos datées de la réception étaient mises sur la table, mais tenait sur les fissures tant qu'aucun avis technique indépendant n'était produit. Les trois désordres ne relevaient pas de la même logique, et les traiter en bloc faisait échouer la négociation.
La voie retenue. Sarah et Yann ont choisi de mettre en demeure sur les réserves, tout en proposant un constat contradictoire pour les fissures, afin de ne pas laisser filer le délai d'un an.
Ce qu'ils ont préparé. Une mise en demeure listant chaque réserve, et un rendez-vous avec un avocat en droit de la construction pour vérifier les délais et l'intérêt d'une expertise. Pour ce type de dossier, faites relire votre stratégie par un avocat : Partie adverse vous aide à préparer ce rendez-vous.
La situation. Inès, Paul et Claire héritent à parts égales de la maison de leurs parents. Inès veut la garder et verser une soulte à son frère et à sa sœur. Une première agence estime la maison à 420 000 €, une seconde à 520 000 €. Selon l'estimation retenue, la soulte à verser passe d'environ 280 000 € à près de 347 000 €. Paul est prêt à discuter, Claire préfère vendre.
Ce qu'elle voulait savoir. Quelle valeur avait une chance d'être acceptée par les deux autres, ce que Claire pouvait opposer, et ce qui se passerait si aucun accord n'était trouvé.
Ce que la partie adverse a opposé. Claire, simulée, a défendu l'estimation haute et rappelé que nul n'est tenu de rester dans l'indivision. Elle soupçonnait l'estimation basse d'avoir été choisie pour réduire la soulte, et voulait un paiement rapide plutôt qu'un échéancier.
S'entendre à trois sur une valeur et sur le paiement de la soulte.
Confier l'estimation à un expert choisi ensemble, en s'engageant à la retenir.
Renoncer à garder la maison et partager le prix de vente.
Demander au juge d'organiser le partage si aucun accord n'est possible.
Ce que la simulation a fait apparaître. Claire tenait moins à l'estimation haute qu'à être payée vite et à ne pas se sentir lésée. Le point de bascule a été de proposer une troisième estimation commune, et un paiement comptant plutôt qu'un échéancier.
La voie retenue. Inès a choisi de proposer la troisième estimation, en vérifiant d'abord avec sa banque le montant de soulte qu'elle pouvait financer.
Ce qu'elle a préparé. Un courrier commun à Paul et Claire proposant l'estimation partagée, et un rendez-vous avec le notaire chargé de la succession pour préparer l'acte de partage.
Chaque simulation commence de la même façon : vous décrivez la situation, ce que vous voulez obtenir, votre limite et ce que vous savez de l'autre camp, et vous joignez les documents utiles. Deux équipes d'IA de laboratoires différents tiennent votre camp et la partie adverse, puis le bilan compare les voies qui s'offrent à vous. Le prix est annoncé avant le lancement, et une première découverte est gratuite.
Pour aller plus loin, découvrez comment ça marche, lisez préparer une négociation amiable et ce que le simulateur ne fait pas.
Le premier cas, celui d'Ava et de son école, vient d'un dossier réel traité par Partie adverse : les noms et les détails sont modifiés pour préserver l'anonymat, l'issue est reprise telle quelle. Les quatre autres sont des dossiers types, bâtis sur les situations les plus fréquentes de chaque domaine, pour montrer la méthode sur des enjeux différents.
Partie adverse peut rejouer un même dossier plusieurs fois, avec des variantes (une partie adverse plus dure, un imprévu, une autre ouverture). L'issue la plus fréquente est celle qui revient le plus souvent dans ces rejeux. C'est une indication sur la solidité d'une position, pas une prédiction de ce que décidera l'autre camp ou un juge.
Non. Elle montre ce que l'autre camp peut opposer et ce qui peut vous attendre dans chaque voie : transiger, mettre en demeure, passer par un conciliateur, saisir le juge ou renoncer. Le choix vous revient. Pour un dossier à fort enjeu, faites relire votre stratégie par un avocat : Partie adverse vous aide à préparer ce rendez-vous.
Un bilan : l'issue probable, les concessions de chaque camp, les points de bascule et les variantes à rejouer, ainsi que des modèles de courriers. Ce bilan sert à écrire un courrier à l'autre partie ou à préparer un rendez-vous avec son avocat ou son notaire.
Avant de choisir votre voie, voyez ce qui peut vous attendre.
Décrivez votre dossier : la partie adverse vous livre gratuitement ses arguments et les premières issues possibles.