Avocats et institutions
Partie adverse et les professionnels du droit
Cette page s'adresse aux avocats, aux ordres et aux institutions de la profession. Elle décrit le fonctionnement de Partie adverse à la date du 21 octobre 2026, ses restrictions, les contrôles que nous appliquons et la manière de nous signaler une difficulté.
Le cadre dans lequel nous travaillons
L'article 54 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 réserve la consultation juridique et la rédaction d'actes sous seing privé pour autrui, exercées à titre habituel et rémunéré, directement ou par personne interposée, aux professionnels qu'elle désigne et aux personnes qu'elle autorise, dans les limites qu'elle fixe. Ce cadre est pénalement protégé. L'article 66-1 de la même loi précise qu'il ne fait pas obstacle à la diffusion, en matière juridique, de renseignements et d'informations à caractère documentaire.
La loi ne définit pas la consultation juridique de façon générale. Le ministère de la Justice et la jurisprudence l'entendent comme un avis personnalisé, fondé sur l'application du droit à la situation rapportée par une personne, de nature à orienter sa décision. Elle se distingue de l'information documentaire, qui renseigne sur l'état du droit au regard d'un problème donné.
Les réflexions conduites au sein de la profession et auprès du ministère de la Justice proposent de l'apprécier par sa finalité : l'examen juridique du cas d'autrui. C'est à l'aune de ce que le service délivre réellement à ses utilisateurs que nous l'avons conçu et que nous vous invitons à l'examiner.
Partie adverse est un moteur de négociation : il fait dialoguer plusieurs IA de laboratoires différents, chacune défendant un camp et contestant les arguments de l'autre, pour préparer et entraîner à la discussion d'un différend. C'est un service payant, destiné principalement aux particuliers et aux petites entreprises. Les personnes en litige interrogent déjà des IA généralistes, sans sources vérifiées ni garde-fous ; Partie adverse leur propose un cadre plus prudent : sources officielles, aucune recommandation, modèles identiques pour tous et rappel constant de l'utilité d'un avocat.
Cette présentation est la nôtre : elle ne tient pas lieu de qualification juridique. Le service est construit pour ne pas délivrer d'avis sur la situation d'une personne et pour laisser le conseil juridique aux professionnels du droit. Cette page est la description que l'éditeur fait du service. Elle n'invoque aucun avis, agrément ou validation d'un professionnel ou d'une institution.
Ce que fait le service
- Une simulation contradictoire. L'utilisateur décrit son différend. Deux systèmes d'IA, issus de laboratoires différents, défendent chacun un camp sans voir la stratégie confidentielle de l'autre. Un troisième système d'IA, l'animateur, conduit les échanges. Dès sa première interaction, l'utilisateur est informé qu'il échange avec des systèmes d'IA, et non avec des personnes ni avec un professionnel du droit.
- Un bilan de la simulation. Il restitue les arguments échangés, ceux qui ont tenu et ceux qui ont cédé, et les issues que la simulation a fait apparaître, qualifiées de probables, possibles ou peu probables selon ce que la confrontation des deux camps a fait apparaître, sans pourcentage, sans pronostic de décision et sans montant qu'accorderait un juge.
- Les voies de règlement. Transiger, mettre en demeure, recourir à un médiateur ou à un conciliateur, saisir le juge, renoncer : pour chaque voie, le bilan expose ce que la simulation a mis au jour, dans les termes de la simulation, sans conclusion sur sa portée juridique. Les délais et coûts indiqués sont ceux publiés par la source citée. Ces éléments ne valident aucune décision et n'indiquent pas quelle voie choisir.
- Des sources officielles. Textes publiés sur Légifrance et décisions publiées sur Judilibre, avec leur lien et leur date de consultation, à titre d'information documentaire. Ces références sont sélectionnées par une IA : leur origine officielle ne garantit ni la pertinence de la sélection ni leur interprétation.
- Une bibliothèque de modèles. Près de trois cents modèles de courriers et de trames d'accord, rédigés avant tout dossier, versionnés, datés et identiques pour tous. L'utilisateur les cherche lui-même, par thème ou par mot-clé, puis les complète lui-même : aucun champ n'est rempli à sa place et la simulation ne les choisit pas. Chaque modèle est précédé de cet avertissement : « Il s'agit de modèles : leur mise à disposition ne vous exonère pas d'un conseil juridique par un professionnel ».
Ce que le service ne fait pas, et comment nous le vérifions
- Il ne dit pas quels sont les droits d'une personne dans sa situation.
- Il ne désigne pas la voie à suivre. Il ne dit pas s'il faut signer, transiger ou saisir le juge.
- Il n'affiche ni pourcentage de chances, ni pronostic de décision, ni montant qu'accorderait un juge : les issues sont seulement qualifiées de probables, possibles ou peu probables dans la simulation.
- Il ne rédige aucun courrier ni aucun accord pour ses utilisateurs : il met à leur disposition des modèles qu'ils choisissent et complètent eux-mêmes.
- Il ne représente personne, ne contacte pas l'autre partie et n'envoie aucun courrier au nom de l'utilisateur.
- Aucune trame n'est proposée pour une rupture conventionnelle, une transaction après licenciement, une cession de parts, un partage portant sur un bien immobilier ou un acte de commissaire de justice. Pour les actes de commissaire de justice et le partage d'un bien immobilier, l'intervention d'un professionnel est requise. Les autres matières sont exclues par prudence. L'utilisateur est orienté vers le professionnel ou le formulaire officiel compétent.
- Le service rappelle, sur le site et dans l'espace de l'utilisateur, qu'un avocat doit être consulté pour un dossier à fort enjeu, une procédure engagée, une échéance proche ou une matière sensible (pénal, droit des étrangers, famille). Ce rappel est général : il ne repose sur aucune analyse du dossier.
Ces règles sont inscrites dans les consignes données aux IA et dans les textes du service. Nous les relisons à chaque évolution du service et corrigeons tout écart constaté ou signalé. Les textes cités par la bibliothèque de modèles sont revérifiés chaque mois sur Légifrance. Responsable : Jérôme Hérard, gérant de Crystal Trois.
Ce que le service peut apporter aux avocats et à leurs clients
Les avocats connaissent mieux que nous les premiers rendez-vous difficiles : faits dispersés, pièces manquantes, attentes mal calibrées. Partie adverse ne résout pas ces difficultés. Nous visons, plus modestement, qu'une personne qui décide de consulter arrive avec ses faits classés dans l'ordre chronologique, la liste de ses pièces, ses objectifs écrits et le bilan de sa simulation, qu'elle peut télécharger en PDF. Nous n'avons pas mesuré cet effet et proposons de le faire avec des avocats volontaires. Les objections prêtées à l'autre camp sont générées par une IA : elles peuvent être fausses et ne remplacent pas l'analyse d'un avocat.
Un avocat peut utiliser le service pour préparer une négociation ou un échange difficile, sous sa responsabilité, y compris au regard du secret professionnel. Ne saisissez pas d'éléments d'un dossier client avant d'avoir lu la politique de confidentialité. Les conditions d'utilisation par un avocat sont communiquées par écrit sur demande.
Éditeur, données et responsabilité
- Éditeur. Partie adverse est édité par Crystal Trois, EURL au capital de 1 500 €, immatriculée au registre du commerce et des sociétés d'Évry sous le numéro 930 424 866, dont le siège est 116 bis rue d'Estienne d'Orves, 91370 Verrières-le-Buisson. Directeur de la publication : Jérôme Hérard, gérant.
- Hébergement. Hetzner Online GmbH, Industriestr. 25, 91710 Gunzenhausen, Allemagne ; serveurs situés dans l'Union européenne.
- Données. L'utilisateur peut activer la pseudonymisation de son compte : les noms et coordonnées détectés dans les textes saisis sont alors remplacés par des étiquettes avant tout envoi aux modèles d'IA. Les fournisseurs de modèles, leurs pays, la durée de conservation et les droits des personnes sont décrits dans la politique de confidentialité. Les données ne servent pas à entraîner les modèles.
- Secret. L'utilisation du service ne crée pas de relation entre un avocat et son client. Les échanges ne sont pas couverts par le secret professionnel de l'avocat.
- Démarchage. Le service ne démarche pas les justiciables et ne perçoit aucune commission ni contrepartie d'un professionnel du droit. L'orientation vers un professionnel ne donne lieu à aucune mise en relation rémunérée.
Nous écrire
Vous êtes avocat, ou membre d'un ordre ou d'une institution de la profession, et vous estimez qu'une fonction relève de la consultation juridique ou de la rédaction d'actes ? Écrivez à professionnels@partie-adverse.com. Indiquez la fonction, la sortie concernée (une capture suffit, sans donnée personnelle) et votre objection.
- Nous accusons réception sous 5 jours ouvrés.
- Jérôme Hérard, gérant de Crystal Trois, vous répond par écrit, de façon motivée, sous 30 jours. Trois issues sont possibles : modification de la fonction, suspension, ou maintien avec nos raisons.
- Si l'observation émane d'un ordre d'avocats, du Conseil national des barreaux ou de la Conférence des bâtonniers et désigne une fonction, nous la suspendons par précaution sous 2 jours ouvrés, pendant 30 jours au plus. À ce terme, nous décidons, avec motifs, de la modifier, de la rétablir ou de prolonger la suspension.
- Chaque modification faite à la suite d'une observation est inscrite dans le journal daté ci-dessous, qui indique la fonction et la nature du changement. L'auteur de l'observation n'est cité qu'avec son accord.
- Cette procédure est volontaire. Elle ne vaut qualification juridique d'aucune fonction, ni de votre part ni de la nôtre, et laisse intactes toutes les voies de droit.
Pour connaître les limites du service telles qu'elles sont présentées aux utilisateurs, consultez la page un simulateur, pas un avocat.
Journal des modifications
Aucune modification à la suite d'une observation à ce jour.
Questions fréquentes
Partie adverse donne-t-il des consultations juridiques ?
Notre réponse est non. Le bilan restitue une simulation construite à partir du récit saisi. Il n'a pas pour objet de dire quels sont vos droits ni quelle voie choisir. Ne l'utilisez pas pour valider une décision. Le service rappelle de façon générale qu'un avocat doit être consulté pour tout dossier à fort enjeu.
Pourquoi Partie adverse plutôt qu'une IA généraliste ?
Beaucoup de personnes en litige interrogent déjà une IA généraliste, qui peut leur répondre sans source ni réserve. Partie adverse repose sur un moteur de négociation conçu pour préparer toute négociation, commerciale ou professionnelle comme juridique : il fait débattre plusieurs IA qui se contredisent. Appliqué aux différends, il s'appuie sur des sources officielles, ne recommande aucune voie et rappelle l'utilité d'un avocat.
Les modèles sont-ils rédigés pour mon dossier ?
Non. Leur texte existe avant votre dossier, il est versionné et identique pour tous. Vous les cherchez vous-même dans la bibliothèque, par thème ou par mot-clé, et vous les complétez vous-même. Aucune trame n'est proposée pour les cinq matières exclues.
Un avocat peut-il utiliser Partie adverse ?
Oui, sous sa responsabilité, pour préparer une négociation ou un échange. Les échanges ne sont pas couverts par le secret professionnel : lisez les conditions de traitement des données avant d'y verser un dossier.
Que faire si une fonction vous semble relever de la consultation ou de la rédaction d'actes ?
Écrivez à professionnels@partie-adverse.com, selon la procédure décrite sur cette page : accusé de réception sous 5 jours ouvrés et réponse motivée sous 30 jours.
Avant de choisir votre voie, voyez ce qui peut vous attendre.
Décrivez votre dossier : la partie adverse vous livre gratuitement ses arguments et les premières issues possibles.