Ce que dit la règle
Avant de saisir le tribunal judiciaire pour certains litiges, la loi vous impose d'avoir d'abord tenté de résoudre le désaccord à l'amiable. Cette obligation figure à l'article 750-1 du Code de procédure civile. Le texte a connu une histoire agitée : partiellement annulé par le Conseil d'État en 2022, il a été rétabli par le décret n° 2023-357 du 11 mai 2023, et il reste appliqué par les tribunaux en 2026.
Ce que dit la loi
Pour les litiges concernés, la demande en justice doit être précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative. À défaut, la demande peut être déclarée irrecevable, et le juge peut relever ce défaut de lui-même (article 750-1 du Code de procédure civile).
Cette page présente la règle de façon générale, à partir des textes et des fiches officielles. Elle ne dit pas si votre dossier est concerné : en cas de doute, renseignez-vous auprès du greffe, d'un point-justice ou d'un avocat.
Les litiges concernés
Deux grandes familles de litiges sont visées par l'obligation de tentative amiable préalable.
- Les demandes en paiement d'une somme qui ne dépasse pas 5 000 € : une facture impayée, un dépôt de garantie non restitué, un remboursement refusé par un vendeur, des frais de scolarité contestés.
- Certains conflits de voisinage : le texte vise notamment le trouble anormal de voisinage, ainsi que d'autres actions entre voisins énumérées par renvoi au Code de l'organisation judiciaire (par exemple certaines questions de bornage ou de distance des plantations).
Pour les autres litiges, ce texte n'impose pas de tentative préalable. Mais la réforme de 2025 a fait de l'amiable une orientation générale de la procédure civile : le juge peut, à tout moment, inviter les parties à rechercher un accord.